21 juillet 2006


Boisson des voyageurs par excellence, le thé se pare de toutes les apparences pour suivre son admirateur au fil de ses déplacements. Emballé, façonné, compressé, il sait se montrer discret pour mieux dévoiler ses atouts, le moment venu. A l'ombre d'un jardin fleuri de quelque palais du radjahstan ou face à la mer du nord, au creux d'un fjord, observant le ballet incessant des goélands projetant des jeux d'ombres sur la surface irisée de l'eau calme, couleur argent, le "Wanderer" fait étape, délasse sa carcasse fatiguée, profite du silence et tente d'arrêter le temps.
Les précieuses théières sont restées à la maison, comme une invitation au retour. Alors, il sort de son sac de voyage un zhong et quelques grammes de thé qu'il confronte à l'eau locale, parfois avec bonheur.
Il semble ainsi qu'ici mieux qu'ailleurs, le thé ait pris son temps.

6 commentaires:

Lionel a dit…

Très belle évocation, très jolie photo...quel thé as-tu pris le temps de déguster au creux d'un fjord ?

Philippe a dit…

Quelle joie de te retrouver à nouveau sur ton blog Raphaël !
Ta photo apporte un peu de fraîcheur; on en a bien besoin en ce moment...

L'eau norvégienne a-t'elle contribué à la réussite de ton thé ? Et même question que Lionel : lequel ?

Raphael a dit…

Je savais que j'étais trop chargé pour éviter au thé la soute à bagages. Je n'ai donc pris qu'un vrac 1993.
J'ai trouvé plus tard du vert.
L'eau était effectivement très bonne, surtout à Trondheim. Un goût fort proche d'une eau passée à la Brita.
Emportez-vous aussi du thé en vadrouille ?

Jeancarmet a dit…

Cubes de Pu-Erh 1987 !

Raphael a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Raphael a dit…

C'est vrai qu'en général, je prends des cubes 87 avec moi.
Cette fois, je voulais changer.